L'association des Coptes de France, fondée en 1992, est une association laïque.
Son activité se dirige vers le domaine culturel, les droits de l'homme et veille surtout à sensibiliser l'opinion européenne sur l'état et la situation dramatique des Coptes d'Égypte, un peuple pris en otage par la tyrannie du dogme de l'Islam fondamentaliste qui en effet dirige tout l'appareil de l'État Égyptien. L'Égypte fait partie du partenariat européen sous la condition des États qui respectent de façon fondamentale tout les traités décris qui concernent la question des droits de l'homme.

Les Coptes pris entre le sabre et le croissant

 

 

Les Coptes pris entre le sabre et le croissant

Par Marion Guénard Publié le 09/01/2012 dans le Figaro.

 

Les uns après les autres, les fidèles s'agenouillent et baisent avec ferveur les phalanges de l'évêque Kirolus. Comme chaque année, en ce jour de Noël, le chef du clergé copte de Naga Hamadi, ville de Haute-Égypte, à une centaine de kilomètres de Louxor, reçoit les familles de la communauté dans un monastère situé en rase campagne, protégé par de hautes murailles. L'homme d'église est entouré de notables locaux, musulmans et chrétiens confondus. «Vous pouvez voir que toute l'Égypte est là!», se félicite l'évêque. Assis à côté de lui, le chef de la police locale égrène son chapelet, signe de son appartenance à l'islam, le sourire ostensible. «La situation est tout à fait normale», assure l'officier.

 

Près d'un an après la révolution, ces tentatives pour dissimuler les tensions confessionnelles ne suffisent plus à rassurer les Coptes de Naga Hamadi, qui représentent environ 30 % des 500.000 habitants de cette ville tristement célèbre depuis Noël 2010, où une fusillade avait coûté la vie à six Coptes et un policier musulman à la sortie de la messe. Ici, comme partout ailleurs en Égypte, les islamistes sont sortis vainqueurs des législatives. Les Frères musulmans via leur parti Liberté et Justice ont obtenu 30 % des voix, talonnés de près par les salafistes d'el-Nour, qui ont remporté 20 % des suffrages.

 

La question des lieux de culte

 

Rompue au pragmatisme politique, la confrérie se veut rassurante à l'égard de la communauté chrétienne, réaffirmant son attachement aux libertés individuelles. Plus radicaux, les salafistes ont également édulcoré leur discours, assurant l'égalité entre musulmans et chrétiens, malgré l'application de la charia. Cependant, pour beaucoup de Coptes, l'avenir reste très incertain. «Personne ne sait aujourd'hui à quoi va ressembler l'Égypte dans un an. Mais j'ai bon espoir. Nous ne retournerons jamais au temps du califat, où nos ancêtres n'avaient aucun droit», avance Ayman, 25 ans, vendeur dans un petit magasin de Naga Hamadi.

 

En plus de la peur inspirée par les islamistes, de plus en plus de Coptes nourrissent une colère grandissante à l'attention du Conseil suprême des forces armées, à la tête du pays depuis la chute d'Hosni Moubarak. Vendredi soir, lors de la messe de Noël dans l'impressionnante cathédrale d'Abbasseya, au Caire, le pape Shenouda, la principale autorité religieuse copte, a remercié les généraux de l'armée pour leur présence pendant la cérémonie. «Comment peut-il faire cela après l'attaque du Maspero? Les militaires ont tué une vingtaine de Coptes, qui s'étaient rassemblés pour une manifestation pacifique devant la télévision d'État au Caire, en octobre dernier. A-t-il déjà oublié cet événement tragique?», s'insurge Mina, jeune Copte de Haute-Égypte, étudiant en faculté de pharmacie.

 

Si la majorité préfère se taire, beaucoup de Coptes, des jeunes pour la plupart, reconnaissent que rien n'a changé depuis la chute de Moubarak. Après l'incendie d'une église à Assouan en septembre dernier, le gouvernement s'est engagé à élaborer une loi garantissant l'égalité entre religions, notamment pour la construction de lieux de culte. La promesse est restée lettre morte. «Ce sont seulement quelques communiqués pour tenir les gens tranquilles. On n'attend plus rien des militaires, qui ont les mains tâchées de sang», regrette Ayman.

 

Un an après l'attentat à la bombe contre l'église des Deux-Saints à Alexandrie, qui avait fait une vingtaine de morts, les Coptes attendent toujours que justice soit faite. Comme pour la plupart des actes de violence confessionnelle, l'enquête n'a pas été menée à son terme et, à ce jour, les coupables n'ont toujours pas été identifiés, le gouvernement se contentant d'imputer le massacre à un étranger, iranien ou membre du Hezbollah.

 

Les autorités ont fait preuve de la même mauvaise volonté dans l'affaire de Naga Hamadi. Après plus de 18 mois de procédure judiciaire, el-Qamuni, l'auteur de la fusillade, a été condamné à mort dans la précipitation. «Il a été pendu juste après les attaques du Maspero. Une décision opportuniste pour calmer les chrétiens d'Égypte», analyse Bola Abdou, activiste à Naga Hamadi.

 

En 2012, l'Égypte ne connaît toujours pas l'apaisement

 

Paris le 11-02-2012

LE Nouvel  Opservateur

 

 LE PLUS. En 2012, l'Égypte ne connaît toujours pas l'apaisement : le Conseil suprême des forces armées fait régner une terreur qui s'abat sur tous, et notamment sur les femmes, arbitrairement arrêtées et soumise à des tests de virginité révoltants. Geneviève Garrigos, présidente d'Amnesty International France, s'insurge.

> Par Geneviève Garrigos Amnesty International

 

Le Caire. Mars 2011. Les manifestations pacifiques de la place Tahrir sont réprimées violemment. Un groupe de manifestantes est arrêté par l’armée égyptienne.

 

Dix-sept d’entre elles sont retenues pendant quatre jours. Quatre jours au cours desquels elles sont frappées, fouillées au corps, soumises à des décharges électriques. Au moins sept d’entre elles subissent des "tests de virginité" ; "celles qui ne seraient pas déclarées vierges" risquent d’être inculpées de prostitution. Traduites devant un tribunal militaire, elles sont condamnées à des peines avec sursis d’un an pour charges mensongères avant d’être libérées.

 

Samira Ibrahim, responsable marketing âgée de 25 ans originaire de Sohâg, en Haute- Égypte, est seule à oser braver les autorités. Elle dépose deux plaintes devant les tribunaux égyptiens : la première pour demander la suppression des "tests" pratiqués sur les femmes égyptiennes, la seconde sur ce qu’elle a personnellement enduré.

 

Trois mois plus tard, lors du rencontre avec Amnesty International, le général Abdel Fattah al Sisi, chef des services de renseignements militaires et membre du CSFA, explique que ces "tests" ont été effectués sur les femmes placées en détention afin de "protéger l’armée contre toute accusation de viol". Il s’engage à mettre fin à cette pratique.

 

D’autres engagements sont pris. La nécessité d’établir la justice sociale pour tous les Égyptiens, de faire évoluer la culture des forces de sécurité. Il donne l’assurance que la violence ne serait pas utilisée contre les manifestants, que les détenus seraient correctement traités.

 

Depuis, le nombre d’allégations de violences et d’atteintes aux droits humains mettant en cause les forces gouvernementales placées sous le contrôle du CSFA n’a cessé de croître.

 

En octobre, les forces de sécurité ont dispersé en recourant à une force extrême une manifestation majoritairement copte. Tirs à balles réelles, véhicules blindés écrasant la foule. 28 morts.

 

En novembre, l’intervention de la police antiémeutes lors d’un sit-in pacifique place Tahrir entraîne plusieurs journées de violences. 50 morts et des centaines de blessés. Les manifestants avaient été blessés durant le mouvement du 25 Janvier et réclamaient un transfert de leur dossier devant les instances civiles et des réparations.

 

En décembre, un autre sit-in pacifique est dispersé par les soldats. 17 morts. Des vidéos montrent les soldats frappant des manifestantes, notamment à coups de pieds, les tirant sur le sol par les cheveux. Plus récemment encore, malgré les dénégations du ministère de l’Intérieur, la police antiémeutes a tiré pour réprimer les manifestations au lendemain de la tragédie du match de football de Port-Saïd. Au moins 15 morts.

 

Place Tahrir au Caire, Egypte, le 01/12/11 (Aude Osnowycz/Sipa Press)

Place Tahrir au Caire, Egypte, le 01/12/11 (Aude Osnowycz/Sipa) 

 

Un an après le renversement du président égyptien Hosni Moubarak, qui a mis fin à 30 ans de répression violente, la population d’Égypte attendait justice et changement. Mais, la main de fer de Hosni Moubarak a rapidement laissé place au Conseil suprême des forces armées (CSFA), une junte militaire tout aussi puissante qui assume les fonctions gouvernementales. Le CSFA avait promis de mettre un terme à l’état d’urgence. Il n’en est rien.

 

La loi relative à l'état d'urgence pour les "actes de violence", crimes définis en termes vagues ayant remplacé le "terrorisme", permet de justifier le maintien en détention sans inculpation ni jugement.

 

La promesse de faire respecter la liberté d’expression, d’association et de réunion se heurte à la dure réalité, les nouvelles autorités ne tolérant aucune critique. Les militants sont pris pour cibles, les ONG harcelées et les manifestants pacifiques dispersés avec violence. Des milliers de citoyens ont été traduits devant des tribunaux militaires, et parfois condamnés à mort.

 

Un an après la démission de Hosni Moubarak, la vie n’a guère changé pour les égyptiens, et particulièrement pour les femmes. Nombreux sont ceux qui, loin de vivre dans une Égypte nouvelle, plus libre et plus juste, sont pris au piège entre le passé et le futur, vivant sous le régime militaire et confrontés à un avenir incertain.

 

Le Parlement nouvellement élu aura-t-il le courage d’affronter les généraux et de remettre en cause le statu quo désastreux ?

 

Fin décembre 2011, après des mois de délai, un tribunal administratif égyptien a finalement statué que les "tests de virginité" étaient illégaux et ordonné la suppression de cette pratique. Le médecin accusé de les avoir effectués doit comparaître en justice, bien que les charges retenues contre lui aient été réduites.

 

Néanmoins, des membres des forces de sécurité continuent à envoyer des menaces à Samira Ibrahim. Son affaire a déjà été reportée à six reprises. Fait incroyable, la semaine dernière, les avocats de l’armée ont une nouvelle fois argumenté que les "tests" n’avaient jamais été pratiqués sur les manifestantes.

 

Mais peu importe le temps que cela prendra, les menaces qu’elle recevra, comme des millions d’ Égyptiens, Samira continuera à se battre : "Si j’abandonne les poursuites, explique-t-elle avec défi, ce qui m’est arrivé pourra arriver à n’importe quelle jeune fille en Égypte".

 

 

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Les coptes et la nuit de Gethsémani

 

Paris le 20/1/2012

 

Les coptes et la nuit de Gethsémani

Par
Wagdi Sabète
 

      Blaise Pascal est-ce un « arriéré » ? S’interroge Léon Chestov dans « La nuit de Gethsémani »[i]. Il n’était pas entraîné, dit-il, avec tous les autres, en avant, vers un avenir terrestre meilleur mais en arrière dans les profondeurs du passé. D’autres sont écoutés, ceux-là même contre qui il luttait, ceux-là qui le haïssaient. C’est chez l’un de deux qu’on a souvent cherché la vérité : ce n’est pas chez le jeune Pascal mais chez Monsieur Descartes, considéré comme père de la philosophie nouvelle, et ce n’est pas de Pascal, mais c’est de Descartes que nous acceptons la vérité[ii]. On admire Pascal et on passe son chemin, c’est un jugement sans appel, cruel et injust, mais c’est le jugement de l’histoire. Le sens de l’histoire est souvent le sens du mal disait Michel Villey[iii].

 

    Qui ose écrire, parmi les intellectuels modernes, ce que Pascal a écrit dans ses Lettres Provinciales « Je n’espère rien  du monde, je n’en appréhende rien ; je n’en veux rien ; je n’ai besoin, par la grâce de Dieu, ni du bien, ni de l’autorité de personne». Chestov a bien compris le sens de cette audace pascalienne : un homme qui n’a peur de rien, peut-on le contraindre au reniement par des menaces ? Mais au-delà de son courage il s’agit aussi d’une attitude intellectuelle et philosophique face à la vérité elle-même. Le juge suprême dans tous les différends, ce n’est pas l’homme, ni la société, mais Celui qui est au dessus des hommes[iv].

 

 La vie des coptes est comme la vie de Pascal : une lutte permanente et pénible. Et tout comme Pascal, ce qui tranquillise ordinairement les hommes suscite en lui la plus grande inquiétude et au contraire, ce que les hommes craignent le plus, fait naître en lui les grands espoirs[v], ainsi se dit un copte. Les hommes et les femmes modernes dans notre Occident libre n’osent pas regarder librement le monde avec leurs propres yeux. Il leur faut les yeux « communs », l’appui et l’autorité des autres. Ils sont même capables d’accepter plus facilement ce qui leur est étranger, mais accepté par tous, que ce qui leur est proche et cher, mais rejeté par tous[vi]. Qui n’en a pas fait l’expérience ? C’est bien cela qui marque une autre différence entre un Pascal et un moderne. Les modernes, individualistes et libérés, ne verront pas ce qu’ils sont appelés à voir, même si on leur montre.

 

      Chestov  poursuit, par ailleurs, une fine analyse de la philosophie de Pascal. Il nous dit que les vérités découvertes par Pascal étaient pour le monde et même pour Port-Royal, nuisibles, dangereuses et effrayantes[vii]. Il a humilié la Raison si fière et si sûre d’elle-même. La raison donne l’assurance et la certitude, ses jugements sont solides et définis. Les vérités des modernes, celles des rationalistes, ces vérités les plus solides et les plus évidentes, celles que Descartes appelle « vérités de raison»[viii] incontestables ne s’imposent pas.  C’est bien cela qui déroute chez Pascal : auprès de lui les modernes n’auront pas le réconfort de la certitude, encore moins la douceur de la vie raisonnable. Pour être en sa compagnie, il faut l’aimer tel qu’il est. Il n’a jamais dit qu’on trouve la joie quand on fait un chemin comme le sien, ce qu’il considère vrai est souvent pénible à supporter et dur à assumer. Ceux qui cherchent une vie calme et douce n’auront aucune consolation.  Il est là avec son innocence mais aussi avec son inquiétude, il nous dit qu’il ne faut pas s’arrêter et marcher sans fin, même si l’on est fatigué et las. Ce qui est concevable dans ce combat est le fait même qu’il soit inconcevable qu’il n’ait pas lieu. Car « la plus cruelle guerre que Dieu puisse faire aux hommes, écrit Pascal, est de les laisser sans cette guerre qu’il est venu apporter ».

 

      La nuit de Gethsémani est une nuit de douleur. Qui acceptera de traverser une telle nuit dans sa propre vie? Qui ose traverser jusqu’au bout une vallée des larmes que la Raison reprouve et la justice du monde récuse.

 

     La nuit de Gethsémani est la nuit de la plus affreuse douleur qu’une âme innocente puisse connaître. Jésus n’a pas connu le succès mais la Croix, écrit Michel Villey dans ses carnets. Notre vie est ainsi faite : elle laisse voir une plaie ouverte à notre côté. Tout ce qui donne à notre vie une certaine grandeur est sa grandiose pauvreté. La vérité de la Foi dont parle Pascal est celle-ci : le mystère de cette nuit de souffrance n’est pas contre la raison, il est au dessus d’elle. Cette vérité pascalienne ne ressemble en rien à celle de tout le monde. Dans cet univers, écrit Chestov, avec justesse, nul calme, nul repos, une alarme éternelle ; pas de sommeil, une veille sans fin…nos vérités coutumières sont là-haut des mensonges, et ce que nous rejetons est là-haut retenu»[ix].

 

On s’accoutume à l’abîme, à la nuit de Gethsémani. Le terrain solide manque sous ses pieds comme un homme qui traverse une épreuve douloureuse ou un moment de vérité. Et cela lui fait terriblement peur. Seul un homme qui passe par la même épreuve sait de quoi il parle ; il connaît le sens de rester sans appui, quand un précipice est ouvert sous ses pieds, un cri perçant jaillit « Seigneur, Seigneur, pourquoi m’as-tu abandonné »[x]. Il écrit cette belle pensée : «Nous sommes si présomptueux que nous voudrions être connus de toute la terre, et même des gens qui viendront quand nous ne serrons plus ; et nous sommes si vains que l’estime de cinq ou six personnes qui nous environnement nous amuse et nous contente ». Qui dans notre n’a pas éprouvé cette forme de contentement illusoire dont parle Pascal ? Qui n’a pas sacrifié la vérité au prix d’un vain contentement de l’entourage ? L’approbation de cinq ou six personnes suffit pour qu’on ait le faux sentiment d’être approuvé par le monde entier. Chestov exprime très clairement l’idée de Pascal dans les Provinciales : personne ne s’intéresse au vrai ; ce qu’on demande au lieu du vrai ; ce sont les jugements commodes qui puissent servir ou convenir à un nombre d’hommes le plus grand possible[xi].

 

       Sans sacrifier la Raison, mais en la dépassant, il pose son célèbre principe : «Deux excès, exclure la raison, n’admettre que la raison »(253). Tout y est. Nul besoin d’ajouter un mot. Chestov parle ici non seulement au nom de Pascal mais à son propre nom et pour tous : nous ne voulons pas penser, nous ne voulons pas étudier nous-même, pour ne pas voir la vraie réalité[xii]. L’homme hait le réveil, et l’erreur est un lit confortable.

 

 Le drame est sans nom : comment l’homme verrait-il le drame dont lui-même est l’un des acteurs ? Pour cela, il faudrait un homme qui pense non pas un idéologue qui justifie a posteriori le pouvoir, un homme désintéressé de la fausse victoire dans les faux combats pour une fausse liberté.

 

       On n’a jamais vu le personnage de Jésus dans les romans de Bernanos mais on a souvent vu l’homme qui traverse le calvaire ; l’homme de Gethsémani ; l’homme de la passion et de l’agonie. On a vu la passion du curé de campagne. Tous les saints bernanosiens se trouvent en agonie, dans une longue nuit de Gethsémani, dans la tentation du désespoir. Quelque chose fait penser aux coptes d’Egypte qui traversent eux aussi une longue nuit de Gethsémani.



[i]Léon Chestov, La nuit de Gethsémani- Essai  sur la philosophie de Pascal, Librairie Grasset, coll. Les Cahiers Verts, Paris, 1923, p.1. Pour une biographie de la vie de Léon Chestov voir Nathalie Baranoff-Chestov, Vie de Léon Chestov, T. I , L’homme du souterrain 1866-1929, 1991 ;T. II, Les dernières années 1929-1939, Editions  de la Différence, Paris, 1993, traduit du russe par Blanche Baronstein -Vinaver.

[ii] Pascal a écrit  dans Les Pensées que «Descartes est inutile et incertain ».

[iii] Réflexion sur la philosophie et sur le droit, PUF, 1985.

[iv]Léon Chestov, La nuit de Gethsémani, p. 9.

[v] Chestov, op. cit, p. 11.

[vi] En ce sens, op.cit., p. 17

[vii] p.25 et p.27..

[viii]Chestov écrit au sujet de Descartes qu’on ne pourra jamais pardonner à Descartes que par sa faute les hommes ont été de nouveau aveuglés, ramenés vers ce merveilleux enchantement et cet assoupissement dont Pascal a parlé, op. cit., p.159.

[ix] pp. 57-58

[x] p.117.

[xi] p.63.

[xii] p.133. Voir également de Pascal, Abrégé de la vie de Jésus Christ, les Carnets DDB, Editions Desclée de Brouwer, Paris, 1992.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

l'arrivée du nouvel an !!

 

 Paris le 1/1/2012 

    l'arrivée  du nouvel an !!

 
     En cette nuit de réveillon, la veille du jour de l'an n'a plus aucun goût... Il me semble que trop de miens m'ont déjà quitté, trop de famille ont été brisé, j'écris aujourd'hui pour leur rappeler, que pendant qu'ils fêtent la nouvelle année, d'autres célèbrent dans des torrents de larmes amers de départ d'un (parfois même de plusieurs) des leurs, victimes d'effroyables actes barbares le 1er janvier dernier. Alexandrie 01/01/11, personne ne vous oublie.

 
     Il y a trop de choses qu'on ne peut oublier.
     Trop d'injustices qu'on ne peut pardonner.
     Beaucoup trop de sang si souvent versé. 
     A présent je n'ai qu'une envie: tous les faire payer. Et le prix n'est que trop élevé. J'ai tant de fois réfléchi à comment faire fléchir leur foi mais rien n'y fait j'ai grandi avec la bonté dans le sang et le pardon à la bouche. Je me suis si souvent demandé comment est ce possible d'avoir le courage d'accomplir de telles horreurs... Alors la vie humaine n'est qu'une chandelle sur laquelle il est facile de souffler pour l'éteindre...? Alors, il est si facile de tuer?           Mais pourquoi, toi, être inhumain qui fait ça ne penses tu pas à sa famille, à ses parents, ses frères, ses enfants..?     Pourquoi ne penses tu pas à son passé, à ce qui aurais pu être son devenir? Pourquoi retires-tu une étoile de mon ciel à chaque fois que tu brises l'un d'eux? 
     C'est toute une âme que tu détruit.
     Toute une famille d'anéantie.
     Toute une communauté de cassée.
     Ne penses-tu pas que cela suffit à présent? Qu'il est temps que tu grandisses? Pourquoi, moi, suis-je capable de crier, de pleurer, de ressentir, d'éprouver? Pourquoi ce ne sont pas des choses que tu connaît, que tu vis? Aides moi à te comprendre s'il te plaît, si seulement tu savais à quel point je ne te comprends pas... Je ne te comprendrais d'ailleurs jamais quelque soit le motif que tu me donneras... Parce que chacun d'eux à qui tu as retiré la vie, je n'en connaissais aucun et pourtant chaque jour, je lève les yeux vers le ciel et les salue, eux qui là-haut me regarde pleurer sur ce que vous leur avez insensiblement fait subir. 

 
    Je vous souhaite pour 2012 de devenir Humain. En voilà une bonne résolution, pensez-y, ça aide.  " 

catherine  YANNY


Le Caire, place Maspéro : un massacre planifié – Condamnation par le Parlement Européen

 

 

  Paris le 21/12/2011