L'association des Coptes de France, fondée en 1992, est une association laïque.
Son activité se dirige vers le domaine culturel, les droits de l'homme et veille surtout à sensibiliser l'opinion européenne sur l'état et la situation dramatique des Coptes d'Égypte, un peuple pris en otage par la tyrannie du dogme de l'Islam fondamentaliste qui en effet dirige tout l'appareil de l'État Égyptien. L'Égypte fait partie du partenariat européen sous la condition des États qui respectent de façon fondamentale tout les traités décris qui concernent la question des droits de l'homme.

Les Coptes

 

Les Coptes

Richard Lebeau

Le christianisme arriva de bonne heure en Egypte. Selon la

Tradition, l'évangéliste Marc prêcha à Alexandrie vers l'an 40. Il

Convertit, en 45, un cordonnier juif du nom d'Annianus qui souffrit

le martyre en 62. Il est impossible de savoir jusqu'où la tradition

et l'histoire font bon ménage. Les historiens s'accordent pour

Dater de l'an 100 les vieux fragments de textes chrétiens

Retrouvés dans la cité.

La communauté était organisée sous l'autorité d’’ un pasteur » ou

Évêque qui prit bientôt le titre de patriarche et nomma des évêques

Ailleurs en Egypte. Les centres les plus anciens furent d'abord l'oratoire de

Saint Marc qui s'élevait près du rivage et fut plus tard agrandi pour

Devenir une cathédrale.

La religion pharaonique comportait des éléments qui

Pouvaient paraître similaires à certaines affirmations du message

Évangélique, telles les célébrations annuelles de la reconstitution par Isis

Du corps démembré d'Osiris. On accepta, on admit ce Christ, dieu

Sauveur, qui rappelait un peu Osiris, mais dans la confusion. Certains

Milieux grecs et romains avaient ainsi adopté la momification. Devenus

Chrétiens, ils continuent de se faire momifier et gardent la coutume de

Peindre le monogramme du Christ à côté des signes d'Osiris sur leur

Sarcophage !

ہ Alexandrie du 2è siècle, selon l'expression d'un auteur

Contemporain, « les religions sont aussi variées que les négoces, les gens

à la mode changent de dieu comme ailleurs de médecin ». Les Chrétiens

N’y représentent qu'une obscure secte, difficilement repérable si l'on en

Croit l'empereur Hadrien (†138) : « on y voit, écrit-il, des évêques qui se

Disent chrétiens rendre un culte à Sérapis. Pas un prêtre, samaritain, juif

Ou chrétien, qui ne soit mathématicien, haruspice ou alipte (maître

D’école). Le patriarche lui-même, quand il vient en Egypte, adore le Christ

Et Sérapis pour contenter tout le monde ». ةtranges chrétiens, parmi

Lesquels il est difficile d'entrevoir les « vrais », noyés au milieu d'une

Profusion de gnostiques, de marcionistes, d'encralites, etc, qui tous se

Revendiquent du Christ.

Heureusement en 190, Pantène, un érudit converti à l'Evangile,

Fonda le Didascale (école de catéchèse) à Alexandrie. Cette école, vite

Devenue le plus important centre d'étude du christianisme dans

L’Antiquité, enseignait la théologie, les sciences, les mathématiques et les

Lettres. Les successeurs de Pantène, Clément d'Alexandrie (160-215) et

Origène (185-253), un théologien regardé comme l'un des plus influents

Apologètes des débuts du christianisme, critiquèrent avec virulence le

Mouvement gnostique et autres sectes hérétiques.

La religion du Christ vit ses débuts dans la clandestinité : les

Premières églises se dissimulent dans les maisons. Tant que l'ordre public

Règne, le pouvoir laisse faire ... jusqu'au règne de Trajan, qui fait du

Christianisme un délit, du fait de son hostilité au culte impérial. Les

Persécutions des Chrétiens vont s'étendre de 64 à 313. Mais l'autorité

Romaine ne s'est pas acharnée contre les disciples du Christ sans relâche.

Les moments de tension alternent avec les accalmies. Après le règne de

Néron (64), il faut attendre le règne de Septime Sévère, en 202, pour

Assister au véritable début des persécutions. Mais une des plus terrible

Épreuves que la jeune église ait eu à subir reste à venir : la persécution

Systématique décrétée par Dioclétien. En 284, l'évêque historien Eusèbe

De Césarée signale, jusque dans les villages les plus reculés de Haute Egypte, des exécutions en masse et des massacres si horribles que les

Coptes date leur chronologie de l'an 284. Ces temps difficiles prennent

Fin en 313, lorsque par l'édit de Milan Constantin oblige Païens et

Chrétiens à vivre ensemble. Cette coexistence tournera vite à la

Prédominance des derniers, puis à l'interdiction du paganisme en 392 par

L’empereur Théodose.

Cette évangélisation des anciens sujets de Pharaon ne prit

Pas pour modèle les principes de l'ةvangile. En 391, les Chrétiens

Alexandrins entreprennent la purification religieuse de la cité d'Alexandre.

Ils brisent la statue de Sérapis, oeuvre du célèbre sculpteur athénien du

4è siècle av JC Bryaxis. Pas encore assouvis, ils incendient son temple,

Symbole de la ville, le monument le plus imposant de l'Empire après le

Capitole. Au même moment, ou presque, à Akhmin, petit village de Haute

Egypte, un incident, relaté par le « père abbé » Chenouti dans l'un de ses

Sermons, éclate à propos d'une statue qui rend des oracles et autour de

Laquelle les Païens continuent de se rendre. Arrive Chenouti et ses moines,

ils renversent l'idole, la mettent en pièces. Des bagarres s'ensuivent ;

Elles se terminent par le pillage et l'égorgement des habitants, pour s'être

Opposés aux moines. Chenouti écrit même : « on n'entendit plus parler

D’eux, et leurs ossements, après leur massacre, ont été jetés aux vents.

On les a brûlés à cause de leurs insolentes paroles, pour avoir maudit les

Serviteurs de Dieu et blasphémé le Christ en personne. » C'est ainsi que,

Bien souvent, les villages égyptiens se convertirent.

Le rayonnement de l'Eglise copte ne mit fin ni aux hérésies,

Ni aux luttes de factions. Les disputes théologiques qui avaient marqué

Les débuts du christianisme reprirent de plus belle à partir du 4e siècle. Les

Controverses avaient pour centre la tentative de définition de l'Incarnation

: Si Jésus était à la fois Dieu et homme, possédait-il deux natures ? Dans

Ce cas, quelles relations entretenaient-elles entre elles ? Les principaux

Protagonistes dans la querelle étaient alexandrins Arius (père de

L’arianisme) et les monophysites, conduits par Alexandre, évêque

D’Alexandrie. Arius soutenait « qu'un temps existait ou Lui n'existait

Pas », c’est-à-dire que Jésus était d'une nature différente de celle de Dieu.

Quant aux monophysites, ils considéraient cette théorie comme une

Reconnaissance de deux dieux, donc d'un retour au polythéisme. Ils

Croyaient que Dieu le Père et Jésus son Fils participaient d'une seule et

Même nature.

La gravité et la confusion du débat obligent Constantin à y

Intervenir. Afin de définir un dogme officiel, l'empereur réunit en 325,

318 évêques en concile à Nicée. C'est le premier concile, au sens

Technique du terme, de l'histoire de l'Eglise. Alexandrie avait envoyé son

Évêque Alexandre ; son diacre Athanase ; leur antagoniste, Arius. Grâce à

Son éloquence, ce dernier triompha en 325 au concile de Nicée, car, en

Bon théologien il savait reconnaître la vérité, et en bon politicien il savait

Comment la faire appliquer : dans la controverse il a gagné le titre de

Patriarche et l'aura de docteur de l'ةglise universellement reconnu et

Canonisé. Il est à l'origine de l'acceptation de la doctrine de Nicée -qui

Reconnaissait que le Fils de Dieu est « de même nature » que le Pèrecomme

Dogme central de la théologie chrétienne. Pour commémorer son

Nom à Alexandrie, on a construit à Alexandrie une vaste église, à l'endroit

Occupée aujourd'hui par la mosquée Attarine. Arius fut déclaré

Hérétique et ses livres brûlés.ةéphémère victoire ! Athanase est déposé par des partisans d'Arius,

le christianisme alexandrin voit alors ses églises ravagées par des factions

Opposées et le célèbre Didascale détruit. Alexandrie entre en guerre de

Religions. En 451, le concile de Chalcédoine proclame une nouvelle

Définition du dogme celle de la double nature (divine et humaine) du

Christ "convergeant en une seule personne ». L'évêque égyptien refuse

Cette nouvelle mouture christologique, ils s'en tiennent à celle de Nicée.

Aux yeux de Byzance et de Rome ils seront des hérétiques, des

Monophysites. Le peuple égyptien se solidarise avec ses évêques. La terre

Des pharaons sort de ce concile monophysite, avec une véritable papauté

À sa tête soucieuse de soustraire l'Orient à l'influence du pape et au

Pouvoir de l'empereur. Rome et Byzance ne viendront à bout de la

Résistance d'Alexandrie qu'après un massacre et un pillage de la cité.

Le titre de gloire du christianisme égyptien s'inscrit dans le

Renoncement au monde et dans la fuite au désert. Dans la cohorte

Innombrable de ceux qui ont préféré le désert à la ville, Antoine (v 235 - v

341) et Pacôme (v 286 - v 346) figurent parmi les premiers et les plus

Grands chefs spirituels de l'Eglise, comme fondateurs du monachisme

Chrétien. L'archéologie a révélé la présence d'une énorme concentration

Monastique au 4e siècle dans l'oasis de Kharga, dans le désert occidental,

Et d'une nécropole, à Bagawat, contenant plus de deux cents chapelles.

L'Ouadi Natroun, récemment redevenu un centre monastique, regroupa à

Une certaine époque jusqu'à cinquante monastères, abritant plus de cinq

Cents moines. ہ l'est de celui-ci, aux Kelia, on trouve plus de sept cent

Cinquante ermitages abandonnés, datant du 5ème siècle environ.

Lorsque les Arabes conquièrent l'Egypte, en 639, ils entrent

Dans un pays chrétien. Le calife Omar, successeur de Mahomet à la tête

Des Croyants, recommande d'abord à ses troupes de "laisser l'Egypte telle

Qu’elle est", puis il exige ensuite des chrétiens l'impôt spécifique du

« dhimmi » (protégé), dû par les sujets vaincus adeptes d'une religion

Révélée, car « les Coptes ont été conquis par la force des armes et se

Trouvent placés sur le même rang que les esclaves. » L'islamisation et

L’arabisation ne se firent que lentement : il faut attendre le 11e siècle pour

Que les Chrétiens ne deviennent qu'une minorité tolérée, celles des

« dhimmis ». Là, s'achève l'histoire de l'Egypte copte, et commence celle

des « dhimmis ».

La tolérance du « dhimmi » est en droit restrictive : liberté de culte

Reconnue, mais interdiction de réparer les sanctuaires, récusation de

Témoignages chrétiens contre des musulmans, surveillance

Gouvernementale des synodes épiscopaux, charges civiles confiées à de

Nombreux coptes, mais rarement aux postes supérieurs. « Ces mesures

Ont provoqué un regard constant sur les Coptes, un regard hiérarchisant.

Le plus riche des Coptes n'étant qu'un infidèle aux yeux du plus pauvre

des musulmans », analyse Mr Decobert, un orientaliste membre de l'IFAO

(Institut Français d'Archéologie Orientale, abrité dans un ancien palais du

Caire). Une analyse juste si l'on croit le grand historien musulman

Médiéval Makrizi lorsqu'il relate une scène qui se déroula en 1012, dans le

Palais du sultan Hakim au Caire. On y voit une longue suite de notabilités

Coptes « marchant, nu-tête et nu-pieds, demandant pardon et pleurant,

Baisant la terre jusqu'à ce qu'ils fussent arrivés au palais. Ils remirent une

Pétition à un courtisan pour implorer la clémence de Hakim, qui,

Finalement, leur déclina des lettres de sauvegarde. » Car tel était, ce jourlà,

Son bon plaisir.

Désormais minoritaires, les Coptes restent tout de même une

Réalité. De nos jours, le visage copte de l'ةgypte n'apparaît que

Progressivement aux yeux du voyageur. En circulant dans les villes et

Dans certains villages, il apercevra la croix surmontant deux clochers

Jumelés. Le dimanche des Rameaux, les palmes portées dans les rues

Signalent une densité de chrétiens que l'on n'avait pas soupçonnée au

Premier abord. Pour se distinguer des musulmans, les Chrétiens ont une

Croix tatouée sous le poignet. Les Coptes se rencontrent dans les villes et

Dans les villages. Certains quartiers du Caire, comme Choubra, en abritent

Beaucoup. En Haute Egypte, dans la région de Minieh, Assiout, Louxor et

Tout le long de la Vallée du Nil, ils sont très nombreux.

Combien sont-ils ? Les statistiques gouvernementales donnent un

Chiffre voisin de 7% de la population, soit environ trois millions et demi,

Pour une population de cinquante-trois millions d'âmes. Ce chiffre est un

Minimum, contesté. « Le Figaro » du 6 avril 1976 titrait un article, lors de

La visite d'Anouar el-Sadate au Vatican : « Six millions de chrétiens ».

Minoritaires les Coptes ont besoin, de temps en temps, d'affirmer leur

Présence, car, tout au long de l'année, ils doivent être discrets. Lorsqu'un

Chrétien passe à l'islam les musulmans le fêtent, le promènent dans les

Rues. Le passage en sens contraire est extrêmement rare et très mal

Accueilli.

Aussi, lorsque les Coptes peuvent proclamer publiquement

Leur foi, ils le font avec exubérance. Les pèlerinages sont pour eux des

Occasions uniques de manifester leur différence. Citons seulement ceux de

Sitti Damiana, dans le Delta, au nord-ouest de Mansourah, ou encore ceux

De qui conduisent à des sanctuaires de la Vierge Marie en plusieurs

Endroits, notamment à Deir Dronka, près d'Assiout le 22 août, ou au Deir

El Moharrak, douze jours avant la fête du 26 juin et bien d'autres.

Sacrifices d'animaux, baptêmes, chants, processions, une vie

Extraordinaire se dégage de ces manifestations hautes en couleurs : les

Fidèles campent sur place, dorment dans l'église, etc. Vers 1950 encore,

Les Chrétiens de Mit Gham naviguaient sur le Nil en barques portant des

Croix lumineuses la nuit, pour se rendre à un pèlerinage voisin, fin août.

La communauté copte a conquis une relative égalité, non

Sans mal, avec l'entrée de la modernité dans la Vallée du Nil. Le

Progrès prit d'abord les traits de Bonaparte, qui débarqua en Egypte en

1798. Politique, le général français se prétendit musulman. Le pays des

Pharaons valait bien « une chahada » (profession de foi islamique) :

« N’est-ce pas nous qui avons détruit ce pape (romain) disant qu'il fallait

Faire la guerre aux musulmans ? N'est-ce pas nous qui avons détruit les

Chevaliers de Malte, parce que ces insensés croyaient que Dieu voulait

Qu’ils fissent la guerre aux musulmans ? » lança-t-il dans une mosquée. Il

Écrivit, aussi, au cheikh El-Messini ces mots : « j'espère que le moment ne

Tardera pas où je pourrai établir un régime uniforme fondé sur les

Principes de l'Alcoran, qui sont les seuls vrais et qui peuvent seuls faire le

Bonheur des hommes ». Il déclara même à ses lieutenants : « n'hésitez

Jamais à donner toujours aux musulmans la préférence sur les

Chrétiens. » Opportunité, que ne ferais-tu pas dire ...

Ce n'est qu'au 19e siècle que les lois égyptiennes ont reconnu

Aux coptes les mêmes droits et devoirs qu'aux musulmans. Les

Chrétiens ne prenaient pas part au gouvernement, ils n'étaient pas

Membres des conseils provinciaux. Leur éligibilité ne date que de 1866.

Sous le Khédive (vice-roi, pacha) Sa'id, la capitation fut supprimée

(1855). Ils furent astreints au service militaire, au même titre que les

Musulmans, en 1856. Avec les conceptions modernes de l'Etat, ils ont

Alors tous espéré que désormais ils seraient intégrés à part entière. Ils

Aspirent à l'égalité. Beaucoup d'entre eux s'engagent dans les

Mouvements nationalistes du début de ce siècle.

Deux faits illustrent cette course à l'intégration. Lorsque les

Manifestations parcoururent les rues du Caire en 1919, la mosquée d'Al-

Azhar servit de lieu de rassemblement aux coptes. Parmi les Chrétiens,

Abuna Sergios, prit la parole dans la mosquée. Les Anglais, en

Représailles, fermèrent Al-Azhar. Il ouvrit les portes de son église aux

Manifestants, chrétiens et musulmans. Cheikhs et prêtres y prirent la

Parole, à chacun leur tour.Sept mois après l'arrestation des principaux

Chefs du Wafd (le parti nationaliste opposé à la présence britannique en

ةgypte), parmi lesquels figuraient des Coptes, et leur déportation qui

Suivit, un notable chrétien Wassigny Ghali écrivit, en juillet 1922, un

Manifeste politique pour la formation d'un nouveau Wafd. Arrêté, il fut

Condamné à mort par les Anglais avec six autres Egyptiens, puis leur

Peine commuée en travaux forcés sous la pression internationale. Sur les

Sept condamnés, quatre étaient coptes.

Le romancier musulman Naguib Mafouz (Prix Nobel de littérature

1988) évoque dans l'un de ses romans la position des Coptes dans la lutte

Pour l'indépendance. Il fait dire, 1938, à un Chrétien, ami de son héros

Kamal, pourquoi les coptes adhèrent au Wafd : « C'est le parti du

Nationalisme, qui veut faire de l'ةgypte une patrie libre pour les Egyptiens,

Sans différence de race et de religion ». ہ l'imitation des intellectuels

Chrétiens syriens, les jeunes coptes jouent un rôle dans le Wafd. Cette

Participation liquidait plusieurs siècles de subordination et le complexe de

La protection accordée au « dhimmi ». Suprême récompense, et

Reconnaissance, pour les Coptes : en 1908, le premier ministre égyptien

Est copte, il n'est autre que le grand-père du futur secrétaire-général de

L’ONU. Hélas assassiné deux ans plus tard sous les balles d'un musulman

Fanatique.

Les Britanniques quittent l'ةgypte en 1944. Depuis cette date,

Le nationalisme a réalisé la plupart de ses objectifs. Mais ces succès mirent

À l'ordre du jour le problème des minorités : les militants devenus

Hommes d'ةtat, les combattants de l'indépendance retrouvèrent les

Réflexes du groupe religieux. « Depuis Nasser, les Coptes ont dû se

Contenter de deux ministres nommés à des postes généralement

Subalternes, d'un ou deux gouverneurs sur les vingt-six que possède

L’Egypte et d'une dizaine de députés nommés au Parlement (sur 458)

Alors qu'ils sont les égaux des Musulmans selon la Constitution" constate

A Buccianti. Aujourd'hui la nouvelle vigueur de l'islam, son prosélytisme et

Ses velléités d'unification législative (volonté d'appliquer à tous le droit

Islamique) sont ressentis par les Coptes comme une menace injuste. La

Réaction des Coptes s'exprime par l'approfondissement de leur foi :

Participation liturgique intense, multiplication par dix du nombre des

Vocations dans les monastères.

Ainsi au Ouadi Natroun, le monastère de Saint Bichoï. Une petite

Porte, cintrée, s'ouvre sur le Paradis, quittant la fournaise désertique, on y

Trouve la fraîcheur, des oiseaux et des arbres. Une oasis monastique. Le

Désert est redevenu le domaine des « hommes ivres de Dieu ». Des

Moines barbus, en robe de bure noire, y mènent un combat perpétuel

Contre les sables. Il abrite, maintenant, une bonne centaine de moines,

Alors qu'on en comptait tout juste six, il y a vingt ans. Les temps anciens

Ne sont plus qu'un pieux souvenir. ہ côté des inévitables icônes, on peut

Déambuler dans une imprimerie ultramoderne, parmi des viviers artificiels,

Contempler des poules en batteries avec trieuses automatiques, en plein

Désert. « C'est le rôle du moine, dit l'un d'entre eux, ancien ingénieur, de

Prouver que l'on peut prier en faisant toutes les occupations de l'homme

Du 20e siècle ».

Mais la reconquête de ces identités concurrentes implique

L’affirmation des droits communautaires : il faut aménager la coexistence,

Obtenir l'égalité, et d'abord une participation raisonnable aux charges du

Pouvoir.

Un grand pas a été fait lorsque Anouar el-Sadate nomma un officier

Copte à la tête de la IIe armée, en 1973. Mais les marques de la

Supériorité islamique ne sont pas encore effacées. Par exemple : le statut

Matrimonial contraint le mari chrétien d'une femme musulmane à se

Convertir, et l'épouse chrétienne d'un musulman à élever ses rejetons

Comme de bons disciples du Prophète.

La coexistence reste encore difficile, car « les Coptes sont

Devenus la cible des islamistes extrémistes depuis les années 70"

Explique A Buccianti, correspondant du « Monde », un bon connaisseur de

L’Egypte moderne. La coexistence reste encore difficile. Les événements

De 1981 en témoignent. ہ Zaouiya al-Hamra, une querelle de voisinage a

Fait une centaine de victimes, principalement coptes : leur projet était

D’édifier une église ... Et plus récemment encore, le 25 septembre 1991,

Une centaine d'intégristes musulmans ont attaqué des Coptes et brûlé

Deux églises à Embaba, l'un des quartiers populaires du Caire.

Aujourd'hui, les coptes gardent un attachement viscéral à la terre de leurs

Ancêtres. Leur fidélité religieuse est également remarquable. Dignes

Descendants des « plus religieux d'entre les hommes » (Hérodote,

Histoires II, 32), ils puisent dans cet équilibre leur fidélité à leur foi et à

Leur pays.

Histoire d'un mot :

Les Grecs, au 8e siècle av JC, pour désigner les habitants de la vallée

Du Nil se servirent du nom prestigieux du temple de Memphis, dédié au

Dieu Ptah (Het-Ka-Ptah = temple du ka de Ptah), d'où ils tirèrent Aiguptoi

= Egyptiens. Les Romains, derniers occupants, transformèrent Aiguptoio

En Aegyptii.

La désignation des Egyptiens resta sans changement jusqu'à la

Conquête arabe (641). Les textes administratifs, élaborés par les

Conquérants, en arabe, ont logiquement distingué ces derniers et les

Autochtones, les Egyptiens. L'arabe n'écrit pas les voyelles, ne fait

Commencer une syllabe que par une consonne et ne connaît pas le p ;

Aiguptoï allait devenir QBT, QBT = les Coptes.

Ce mot, à la même époque, subissait un changement de

Signification. Les Arabes, musulmans, l'employèrent pour désigner non

Plus les Egyptiens, mais les Chrétiens d'ةgypte. D'un sens ethnique, il

Prenait un sens religieux. Enfin, en Occident, aux 16è - 17è siècles, le mot

copthe devenait copte.

 

L’association des Coptes de France

L’association des Coptes de France, fondée en 1992, est une association laïque.

Son activité se dirige vers le domaine culturel, les droits de l’homme et veille surtout à sensibiliser l’opinion européenne sur l’état et la situation dramatique des Coptes d’Égypte, un peuple pris en otage par la tyrannie du dogme de l’Islam fondamentaliste qui en effet dirige tout l’appareil de l’État Égyptien. L’Égypte fait partie du partenariat européen sous la condition des États qui respectent de façon fondamentale tout les traités décris qui concernent la question des droits de l’homme.

Le 29 Novembre 2003

L’association des Coptes de France organise sous le haut patronage de Mr Patrick BLOCHE (Député de Paris), un colloque sur le thème : - "Les Coptes dans l’histoire de France" dans la salle Victor Hugo – immeuble Jacques, Chaban Delmas, Assemblée National."

Les intervenants dans ce colloque :

  • Mr Adel GORGHY (Président de l’association)
  • Mr Ashraf SADEK (Égyptologue)
  • Mr Pierre BOZ (Exarque Patriarcal)
  • Mr Jean LACOUTURE (Écrivain)
  • Mr Ahmed Abd El Moty HEGAZY (Intellectuel du Caire)
  • Mr Henri BOULAD (Jésuite
  • Mr Magued HANNA (Chercheur à Athènes)
  • Mr Nabil SOUROUR (Journaliste)

Le 5 Mai 2006

A l’Auditorium de l’Hôtel de Ville, l’association des Coptes de France organisait un colloque sur le thème : - "Les Coptes : un combat pour les droits de l’homme."

Ce colloque fut organisé sous le haut patronage de Mr Patrick BLOCHE (Député de Paris, Président du Groupe Socialiste et Radical de Gauche au Conseil de Paris).

Les intervenants :

  • Mr Patrick BLOCHE - Député de Paris
  • Mme Lucy NAIRAC - Conseillère de Christine BOUTIN (Député des Yvelines)
  • Mr Lafif LAKHDER - Penseur
  • Mr Adel GUINDY - Écrivain
  • Mr Ashraf SADEK - Égyptologue
  • Mr William SIDRAK - Vice-Président de l’Association des Coptes de France
  • Mr Adel GORGHY - Président de l’Association des Coptes de France
  • Mr Ephrem ISA YOUSIF - Doctorat en Philosophie et Civilisation

Le 14 Septembre 2001 à l’UNESCO

Une soirée titrée le "NIL ÉTERNEL" (musiques, chants, poésies du temps des Pharaons à nos jours). Cette manifestation culturelle était sous le haut patronage de Mme Nicole FONTAINE (Présidente du Parlement Européen) et sous le parrainage de Mr Patrick BLOCHE (Président du groupe d’Amitié France-Égypte à l’Assemblée Nationale), Mr Patrick DEVEDJIAN (Député Maire d’Antony), Mme Marie-Hélène RUTSCHOWSCAYA (Conservatrice en chef chargée de la Section Copte département des Antiquités Égyptienne du Musée du Louvre).