L'association des Coptes de France, fondée en 1992, est une association laïque.

Son activité se dirige vers le domaine culturel, les droits de l'homme et veille surtout à sensibiliser l'opinion européenne sur l'état et la situation dramatique des Coptes d'Égypte, un peuple pris en otage par la tyrannie du dogme de l'Islam fondamentaliste qui en effet dirige tout l'appareil de l'État Égyptien. L'Égypte fait partie du partenariat européen sous la condition des États qui respectent de façon fondamentale tout les traités décris qui concernent la question des droits de l'homme.

 

 

Les coptes et la nuit de Gethsémani

 

Paris le 20/1/2012

 

Les coptes et la nuit de Gethsémani

 

Par
Wagdi Sabète
 
  

     Blaise Pascal est-ce un « arriéré » ? S’interroge Léon Chestov dans « La nuit de Gethsémani »[i]. Il n’était pas entraîné, dit-il, avec tous les autres, en avant, vers un avenir terrestre meilleur mais en arrière dans les profondeurs du passé. D’autres sont écoutés, ceux-là même contre qui il luttait, ceux-là qui le haïssaient. C’est chez l’un de deux qu’on a souvent cherché la vérité : ce n’est pas chez le jeune Pascal mais chez Monsieur Descartes, considéré comme père de la philosophie nouvelle, et ce n’est pas de Pascal, mais c’est de Descartes que nous acceptons la vérité[ii]. On admire Pascal et on passe son chemin, c’est un jugement sans appel, cruel et injust, mais c’est le jugement de l’histoire. Le sens de l’histoire est souvent le sens du mal disait Michel Villey[iii].

lire la suite 

 

1er Janvier 2012 : le plus triste anniversaire...

 

 

1er Janvier 2012 : le plus triste anniversaire…

 

A la mémoire de ceux qui y ont laissé leur vie, un an auparavant ;

  au nom de leur foi…

 

              En cette nuit de réveillon, la veille du jour de l'an n'a plus aucun goût... Il me semble que trop des miens m'ont déjà quitté, trop de familles ont été brisées. J'écris aujourd'hui pour leur rappeler, que pendant qu'ils fêtent la nouvelle année, d'autres célèbrent dans des torrents de larmes amers le départ d'un (parfois même de plusieurs) des leurs, victimes d'effroyables actes barbares le 1er janvier dernier. Alexandrie 01/01/11, personne ne vous oublie.

 

             Il y a trop de choses qu'on ne peut oublier.

             Trop d'injustices qu'on ne peut pardonner.

             Beaucoup trop de sang si souvent versé.

 

             A présent je n'ai qu'une envie: tous les faire payer. Et le prix n'est que trop élevé. J'ai tant de fois réfléchi à comment faire fléchir leur foi mais rien n'y fait, j'ai grandi avec la bonté dans le sang et le pardon à la bouche. Je me suis si souvent demandé comment est-ce possible d'avoir le courage d'accomplir de telles horreurs... Alors la vie humaine n'est qu'une chandelle sur laquelle il est facile de souffler pour l'éteindre...? Alors, il est si facile de tuer? Mais pourquoi, toi, être inhumain qui fait ça, ne penses-tu pas à sa famille, à ses parents, ses frères, ses enfants..? Pourquoi ne penses-tu pas à son passé, à ce qui aurais pu être son devenir? Pourquoi retires-tu une étoile de mon ciel à chaque fois que tu brises l'un d'eux?

 

            C'est toute une âme que tu détruis.

           Toute une famille d'anéantie.

           Toute une communauté de torturée.

 

          Ne penses-tu pas que cela suffit à présent? Qu'il est temps que tu grandisses? Pourquoi, moi, suis-je capable de crier, de pleurer, de ressentir, d'éprouver? Pourquoi ce ne sont pas des choses que tu connais, que tu vis? Aides moi à te comprendre s'il te plaît, si seulement tu savais à quel point je ne te comprends pas... Je ne te comprendrais d'ailleurs jamais quel que soit le motif que tu me donneras... Parce que chacun d'eux à qui tu as retiré la vie, je n'en connaissais aucun et pourtant chaque jour, je lève les yeux vers le ciel et les salue, eux qui là-haut me regardent pleurer sur ce que vous leur avez insensiblement fait subir.

 

        Je vous souhaite pour 2012 de devenir Humain. En voilà une bonne résolution, pensez-y, ça aide.

 

Catherine Yanny

 

La transition constitutionnelle en Egypte : un regard juridique

 

 Paris le 16/12/2011

  

La transition constitutionnelle en Egypte  :

  un regard juridique

    Par

Wagdi SABETE

Maître de Conférences de droit constitutionnel(HDR)

Faculté de droit et de science politique

Université de la Rochelle

Docteur en droit public-Université du Caire

Docteur en droit- université de Bordeaux Montesquieu

Membre de l’association française de droit constitutionnel

  

Introduction

 

L’idée de cette conférence sur la transition constitutionnelle en Egypte ne s’explique pas seulement par les actualité politique du monde arabe, mais à mes yeux par un silence.  Le silence de la doctrine constitutionaliste française sur ces questions est assez étonnante notamment si l’on constate l’attention particulière que la même doctrine donne aux autres pays tels que l’Australie, le Japon, l’Afrique de sud, ou la Bolivie (voir par exemple la RFDC 2011). A la RDP 2011, aucune étude sur des questions constitutionnelles relevant de cette région du monde n’a été publiée aux 4 numéros parus en 2011. Il en est de même pour la revue internationale du droit comparé. Face à ce silence , il nous a semblé utile de donner quelques éclairages sur les actualités constitutionnelles très riches en ce moment.  

Cependant, il faut souligner 3 difficultés inhérentes à cet exercice.

 

D’abord, comment expliquer le complexe par des mots simples compris à la fois par les spécialistes et par les étudiants de première année de droit ? « L’Égypte n’est pas un pays, c’est un univers », écrit Christian Jacques. J’ajouterais que c’est un univers de contradictions et de complexité pour les juristes et les politistes.  Ceci est le 1er défi de ce soir.

Le second n’est pas mince car il s’agit d’expliquer une période complexe pour les égyptiens eux-mêmes, d’analyser des étapes de procédures qui se justifient autant par des considérations techniques ou politiques  que par des raisons simplement culturelles à un public qui ne connait pas la complexité d’une culture qui n’est pas la sienne ? Ceci constitue ma deuxième difficulté ce soir. 

La dernière difficulté est peut être la plus rude: comment être neutre, et expliquer les choses comme dans un cours de droit parfois détaché du malheur qui a engendré certaine jurisprudence ou engendré par celle-ci ? Comment faire semblant que nous universitaires respectons la règle d’or de positivisme juridique : faire taire tes préférence et dire ce qui est ! Voilà donc mes difficultés ce soir, mais comme un Alexandrin a  souvent l‘habitude de dire : ce n’est pas le chemin qui est difficile, c’est la difficulté qui est mon chemin, je prendrais quand même la route.

Je pense qu’il est temps de partir ensemble dans un voyage dans le temps d’un pharaon moderne obsédé par le pouvoir au point que 30 ans à la tête d’un Etat ne suffisaient pas, et il avait souhaité d’en faire encore plus. Il est souvent étrange aux yeux du juriste que je suis de voir cet attachement au pouvoir chez les hommes politiques, malgré tout les désagréments qu’ils doivent subir, il y sont attachés. 

Il convient donc de commencer par le commencement : le 25 janvier. 

La chute d’un régime

 

 Lire la suite

 La première partie de la conférence

http://www.franco-copte.com/articles.asp?lang=Fr&IDProd=373

 

La deuxième partie de la conférence

 http://www.franco-copte.com/articles.asp?lang=Fr&IDProd=374

 

pour contacter l'auteur de l'article :

 

 

Egypt's Christians

 

 Paris  le 7/12/2011

the telegraph

"The Copts also deserve a democratic future"

 

Egypt’s Christians deserve a democratic future too

 

A new Egyptian government must work for the good of all its citizens, regardless of their religion, write George Grant and Fleur Brading.

 

 

Egypt’s Christians deserve a democratic future too; Egyptian Coptic Christians take to the streets in protest May, 2011; EPA
Egyptian Coptic Christians take to the streets in protest in May, 2011 Photo: EPA
 

Over the weekend, the Muslim Brotherhood’s new party, Freedom and Justice, took 36.6 per cent of the vote in Egypt’s first round of parliamentary elections. Al-Nour, a more radical Islamist party came second with 24 per cent. The outcome of the elections thus looks set: Islamists will hold the controlling power in any new and democratic Egypt.

This outcome should not come as a surprise: persecuted by the Egyptian state for many years, Islamists have been able to unite in a political opposition movement that is far better organised than many of its secular and liberal counterparties.

The great question on the minds of many Western leaders is whether, after its own experience of disenfranchisement and oppression, the Muslim Brotherhood will be able and ready to tackle the deep social unrest and factionalism now plaguing Egypt’s future. Furthermore, having won the right to full participation in Egyptian society, will it now grant that same right to religious minorities that hitherto have been denied the same privilege.

The measure of a true democracy is not just how well it represents the will of the majority, but also by how effectively it safeguards the fundamental rights of minorities within the population.

On the evidence of the past nine months, Egypt has been on course to fail this test with dangerous consequences. Some nine million of Egypt’s citizens, over 10 per cent of the population, are Christians. For them, the "Egyptian Spring" that began in February has not brought tangible benefits; if anything their situation, already severe before the revolution, has worsened.

Under President Hosni Mubarak, Christians suffered significant discrimination at both the state and the extra-judicial level. The right to build a church was dependent upon presidential decree; Muslim converts to Christianity found it impossible to obtain ID reflecting the fact; and discrimination against Christians in the public sphere was endemic.

Unsurprisingly, Egypt’s Christians played a full and active role in the February revolution that forced President Mubarak from power. Amongst other notable acts, Christians established a field hospital to treat the wounded in Tahrir square and numerous images showed Muslims and Christians holding hands whilst chanting a common refrain of the revolution, “Muslims, Christians, we are all Egyptians”.

In spite of this, however, the solidarity of Egypt’s Christians with their fellow citizens has not been rewarded. Sources inside the country report that discrimination against Christian children, often by their own teachers, carries on unchecked. Getting a good job as a Christian in the workplace is still as hard as ever. It remains impossible to build a church legally, and converts to Christianity still cannot obtain legal recognition of that fact.

And this is not the end of the story. So high is anti-Christian feeling running in the new Egypt that twice in the past six months, clashes have taken place which have left scores of Christians dead. Worse is the fact that this violence is not merely sectarianism gone mad, still less the subversive influence of "foreign agents", as the authorities in Egypt so frequently claim. There is very good evidence to suggest that state security forces have not just been negligent in their handling of Christian protests, but have actually been engaged in bloodletting themselves. Unlike with the most recent round of Egyptian protests, however, this violence elicited no apology from the Supreme Council of the Armed Forces (SCAF), still less any promises to reform.

On Sunday October 9, clashes between Christian protesters and state security forces left 25 Christians dead. Video footage taken during the event appears to show military personnel firing live rounds at protesters and driving armoured vehicles headlong, and at speed, into crowds.

The bloody irony of this episode rests in the cause of the Christians’ original protest, which was to see justice over the authorities’ failure to intervene when a local mob numbering 1,000 attacked the church of St George in the city of Aswan on September 30. More than a month prior to the attack, a mob had blocked all roads into the village and demanded work on the church building be halted. Further violence was very likely.

This sequence of events was mirrored in a previous incident on May 14 when 60 Christians were injured while protesting outside Egypt’s state television building. They were protesting at state inaction following attacks on the Saint Mina Coptic Church in Imbaba. In that instance, thousands flocked to the area and 12 died in firebomb attacks and fighting. Security forces were not present at the scene for at least three hours after initial calls for assistance were made.

The readiness with which Christians have been assaulted in the months following Hosni Mubarak’s downfall does not auger well for the future character of Egyptian democracy. The complicity of the state in this discrimination and violence likewise suggests that even if Egypt does achieve a transfer to civilian government, the country’s Christians will remain firmly entrenched as second-class citizens.

This is why action by all those concerned for Egypt’s future, and not just the future of its Christians, is urgently needed. The February revolution and transition towards democratic elections has presented a narrow window of opportunity within which to effect meaningful political reform in Egypt for the first time in decades. If that window is allowed to close without genuine steps being made to consolidate the rights of Egyptian Christians as equal citizens, and to hold those guilty of violating this to account, it is hard to see when or how it will be opened again for the foreseeable future.

Recognising this fact, the British Government should be working with the United States, allies within the European Union, and other concerned democracies, to make it clear that violence against minorities can have no place in Egyptian society if trade, diplomatic and tourism links are to continue unaffected. A first step towards dramatically improving the situation would be to ensure that all sectarian, religious and hate-based crimes are prosecuted justly under formal law.

Equally important will be guaranteeing that victims of these crimes are not subsequently implicated in them, as has been the case and a cause of protests by Christians in recent months. Putting in place mechanisms to actually enforce such a change will also be essential. Second, the new Egyptian Government should be compelled to honour its obligation to respect religious freedom under international statutes to which it is a signatory, legalising religious conversion and reforming legislation to ensure that discrimination does not take place, for instance in the building of public places of worship.

If, as seems likely, the Freedom and Justice Party comes to power in Egypt, it has a significant job to undo the systemic causes of oppression against minorities that has been allowed to flourish over the past quarter century in Egypt. The case must be clearly made to any elected government that such reforms are strategically essential.

If the revolutions that have swept across the Arab world this past year have taught us anything, it is that governments can only suppress the rights of their citizens for so long before instability breaks out. A fragmented and even conflict-riven Egyptian society will be in nobody’s best interests.

George Grant is the Director for Global Security at The Henry Jackson Society; Fleur Brading is Strategic Relations Manager at The Henry Jackson Society.

 

 

Conférence

 

Paris le 6/12/2011     

 

Conférence   

La transition constitutionnelle en

Égypte depuis le 25 janvier 2011  

 

Organisée par

La faculté de Droit, de Science Politique

Et de Gestion

A  La Rochelle  

Présentée par 

Wagdi SABÈTE 

Maître de conférences en droit constitutionnel

À la faculté de Droit (HDR)

Université de La Rochelle

Le Jeudi 8 décembre 2011

À 18h00

Amphithéâtre RIVERO

Faculté de Droit, de Science Politique et de Gestion

De La Rochelle

 

 ENTREE LIBRE

 

 

Les coptes et la nuit de Gethsémani

l'arrivée du nouvel an !!

Le Caire, place Maspéro : un massacre planifié – Condamnation par le Parlement Européen

La transition constitutionnelle en Egypte : 2

The Copts and the Arab Spring

Egypt’s Christians Prepare for New Political Climate

Egypt Islamists Demand the End of Military Rule!!

Three Intractable Dilemmas

مقترحات للمرحلة القادمة

لماذا سأعطى صوتي للكتلة المصرية ؟

فضيحة دبلوماسية فرنسية

ما وراء الثوره الثانيه